L’arrière du bateau

Vous la sentiez venir la photo de la Baie d’Ha Long ? On m’a bien fait comprendre qu’il était de mon devoir de poster au moins une photo qui ne soit pas une photo de bouffe. La voilà. Pour en voir davantage, je suis sûre que Caroline en publiera plein sur son blog. Sinon Google images en fait aussi de très bien.

Don’t worry, je m’en suis aussi mis plein les mirettes en me plantant pendant des heures à l’avant du bateau, les cheveux dans le vent apparent. J’ai pris l’air pensif et inspiré dans mon maillot à rayures bleu marine pour regarder, au loin, les pitons karstiques se découper sur l’immensité du ciel. J’ai escaladé -un peu- les falaises, j’ai sauté depuis des cailloux qui ont l’air « pas si haut quand on les regarde d’en bas » mais d’où il faut compter plusieurs fois « un-deux-trois » avant de se lancer. J’ai esquivé les méduses – et surtout les sacs plastiques- en nageant comme un jeune chien fou, chaussons d’escalade au pied. J’ai presque dormi sur le pont et me suis réveillée sur le sol dur encore toute collante de sel, émerveillée par le paysage qui s’offrait à moi au petit matin.

 

 

Mais surtout j’ai aimé observer les membres de l’équipage accomplir de petits miracles culinaires, accroupis dans 2m2 à l’arrière du bateau. Nous n’avons mangé que des produits frais, un luxe pour bateau, même si nous ne prenions pas la mer pour 1 mois. Comme d’habitude, les infatigables morning glory sautés à l’ail et le tofu frit mais aussi des bi*, et pleins de poissons et crustacés tout frais sont venus égayer nos repas: tilapia cuit à la vapeur avec des carottes et de la citronnelle effilées, calamar tendre sauté avec des tomates, crevettes, …

* Le Bí Đao est un légume entre le gros concombre et la courge. Ce n’est pas celui qui est sur la photo. Il est toujours consommé cuit, sauté ou dans les soupes. Visiblement, comme le concombre, c’est aussi très bon de s’en tartiner le visage. Non testé.