Sur les rives du Mékong – Thaïlande

Il y a d’abord eu la chaleur suffocante de Bangkok, ses embouteillages et ses échangeurs affolants, puis des respirations tant attendues, pieds nus, à l’ombre du tekk de la maison de Jim Thomson et enfin un musée d’art comptemporain qui se prend pour le Guggenheim NYC. Biensûr les premières nouilles sautées, les pineappleshake de l’après-midi et les Singha bien fraîches à la tombée de la nuit.

Puis cap vers le Nord. Après un voyage en train de nuit où vous êtes bordés par la contrôleuse, j’ai retrouvé avec plaisir la fraîcheur de Chiang Mai au lever du soleil et la silhouette familière de mon parrain au bout du quai. Une chambre m’attendait, là bas, quelques part au milieu des rizières et des palmiers. Se sont alors succédées des tentives pour se déplacer aussi silencieusement que les jeunes filles thai de la maison, des réveils qui sonnent trop tôt pour aller apprendre la cuisine locale, des diners d’expat et des whisky pour rêvasser sur la terrasse face aux buffles et aux nuées d’oiseaux attirés par la rivière voisine.
Mais tout ça ne fut pas sans heurs. Il m’a fallu affronter des bêtes voraces, me battre (et perdre) contre un tailleur indien, manger du brie caoutchouc et du poulet rôti.

Pour la troisième étape, j’ai rejoint Luang Prabang, près de la frontière nord entre Laos et la Thailande, pour commencer avec mes parents une descente du Mékong. Nous avons découvert une ville magnifique mais un peu trop montsaintmichelisée, aussi coincée entre le Mékong et la rivière Nam Kham qu’entre les tentatives de protection de l’Unesco et la fièvre acheteuse des chinois. De là, nous avons commencé nos excursions en sautant dans des cascades, en escaladant de grottes et en nous mettant au riz gluant. Il y a eu aussi des rencontres très parisiennes bien inattendues et très sympa. Ma bonne dame, le monde est décidement très petit.