Sur les rives du Mékong – Cambodge

La seule chronologie suivies par ces cartes postales c’est le rythme des souvenirs. Il y a déjà un an que Guillemette et moi franchissions sur nos petits vélo les murailles des temples d’Angkor. Je regrette que nous n’ayons pas eu la chance de découvrir ces monuments avec un œil vierge  mais impossible aujourd’hui de résister ou d’échapper à la tentation de s’abreuver d’images avant même de monter dans l’avion.

Nous pénétrons dans l’enceinte des temples, la tête chargée de ces représentations, à la recherche de ces clichés que nous avons vu si souvent, ses entrelacs d’arbres et de pierres, ces visages qui surgissent entre les racines. Que cherchons nous au milieu de la foule, si ce n’est de confirmer grâce à NOS photos que nous aussi, nous avons été ici.

Et pourtant, la découverte et l’émerveillement nous assaillent. C’est peut-être grâce au répit laissé aux temples par la foule du petit matin, c’est peut-être grâce à la lumière qui nous surprend en attirant notre œil sur un détail caché, c’est peut-être grâce à un rayon du soleil caressant les hanches des danseuses et mettant en mouvement le bas-relief. Les temples d’Angkor font partie de ses monuments qui, comme le Taj Mahal, même vus et revus s’impose au visiteur. Des géants de pierre face auxquels on ne peut que se dire « ah oui, quand même…« .